Enseignant.e
Langue
Pendant plus de quatre millénaires, les peuples du nord de la vallée du Nil parlaient et écrivaient dans une langue que nous appelons aujourd’hui l’égyptien ancien. Celle-ci appartient à une branche distincte de la famille des langues afro-asiatiques et a connu cinq phases linguistiques : l’ancien égyptien, le moyen égyptien, le néo-égyptien, le démotique et le copte. Le moyen égyptien, également parfois appelé « égyptien classique », correspond, grosso modo, à la langue de la Première Période Intermédiaire (2250 – 2045 av. n. è.) et du Moyen Empire (2045 – 1700 av. n. è.). Il continuera d’être utilisé par la suite pour certains types de texte, comme les inscriptions royales ou les textes religieux par exemple. Cet état de langue est alors qualifié d’ « égyptien de tradition » et co-existe aux côtés des langues vernaculaires (néo-égyptien et démotique). Quantité de textes administratifs, littéraires, religieux ou encore scientifiques ont été rédigés en moyen égyptien, ouvrant la voie à une meilleure compréhension de la culture et de l’histoire égyptienne.
Pré-requis
Maîtrise du système hiéroglyphique et de la grammaire de base de l’égyptien ancien.
Programme du cours
Les deux semaines de cours seront dédiées à la lecture de textes. La première semaine, assurée par Arnaud Delhove, sera consacrée à la Stèle de la Victoire de Piânkhy. La deuxième semaine, assurée par Aurore Motte, sera consacrée au livre de la Kémyt.
Références et ressources électroniques
N.-Chr. GRIMAL, La stèle triomphale de Pi(‘ankh)y au Musée du Caire. JE 48862 et 47086-47089, MIFAO 105, 1981.
K. JANSEN-WINKELN, Inschriften der Spätzeit. Teil II: Die 22.-24. Dynastie, Wiesbaden, 2016, p. 337-350.
