ETHIOPIEN ANCIEN

L'extrême régularité de sa morphologie fait de l'éthiopien ancien une des langues sémitiques les plus faciles à apprendre" - c'est ainsi que Rainer Voigt présente l'éthiopien dans la liste des cours de l'Université Libre de Berlin (Freie Universität Berlin). Mais il ajoute immédiatement ce correctif : "seul l'apprentissage de l'écriture requiert un certain effort". En effet le syllabaire éthiopien demande d'apprendre un  nombre non négligeable de "lettres". Cela s'explique par le fait qu'il s'agit d'une des rares langues sémitiques qui ont, non pas une écriture consonantique pure, mais une écriture qui note aussi les voyelles. L'éthiopien le fait en combinant consonnes et signes vocaliques, ainsi በ ቡ ቢ ባ ብ ቤ ቦ qui se translittèrent ba bu bi bā bǝ be bo.

L'apprentissage de ce grand nombre de signes représente un réel défi, en particulier pour les étudiants inscrits à un cours intensif. Pour cette raison, on utilisera à l'Abelao un logiciel développé au Hiob-Ludolf-Zentrum für Äthiopistik de Hamburg, qui permet d'apprendre en même temps la langue et l'écriture, sans devoir poser comme préalable l'obligation de maîtriser le syllabaire. Il est donc indispensable de venir avec son ordinateur.

Le manuel sera celui de Thomas O. Lambdin, Introduction to Classical Ethiopic (Harvard Semitic Studies 24), Missoula, Montana 1978. Il est entièrement rédigé en translittération et contient un grand nombre d'exercices. Celui de Stephan Procházka, Altäthiopische Studiengrammatik (Orbis biblicus et orientalis. Subsidia linguistica 2), Fribourg/ Göttingen 2004, est plus compact et utilise le syllabaire éthiopien. Comme dictionnaire, on utilisera la version électronique du Lexicon linguae aethiopicae d'August Dillmann, https://betamasaheft.eu/Dillmann/.